dimanche 26 janvier 2020

« No One is too Small to Make a Difference » par Greta Thunberg – commentaire +





Résumé (traduit d’anglais) :

« No One is too Small to Make a Difference est le première livre de Greta en anglais, en recueillant ses discours de rassemblements climat organisés dans ONU, du Forum économique mondiale et du Parlement britannique. »

Note : J’ai lu ce livre en anglais. Aussi, j’ai lu l’édition de mai 2019. Ainsi, je ne ferai pas référence aux discours ajoutés dans l’édition augmentée publiée en novembre 2019.

Pour l’instant, il n’y a pas une version française disponible, même alors j’ai traduit mon commentaire en française puisque Greta est une personne célèbre dans le monde francophone également et l’article ci-dessous n’est pas juste mes avis sur ce livre mais aussi l’activisme de Greta Thunberg. J’espère qu’il y’aurait une version française bientôt disponible.

Quelle que soit que notre position sur son militantisme, la plupart d’entre nous ont un avis sur Greta Thunberg. Avant j’ai commencé mon commentaire, je précise que compte tenu la taille de ce livre, dans ce commentaire, je vais mélanger mes pensées sur le livre et aussi son activisme (ainsi, le + dans le titre). Pour commencer, elle est une autre adolescente militante qui récolte une quantité inhabituelle de haine pour être rejetée comme un battage médiatique et suivi par des théories de conspiration sans fin. La situation j’ai vu était une répétition, la même était passé avec une autre militante adolescente pendant la décennie, Malala Yousafzai, la fille qui a soi-disant reçu le prix Nobel de la paix juste pour avoir été abattu, en ignorant complètement le fait qu’elle était abattue parce que son militantisme (cliquez ici pour lire le commentaire de Moi, Malala).

C’est un livre petit et prend moins d’une heure à lire – il contient onze de ses discours, prononcés avant mai 2019. Le thème central de ses discours est que nous manquons de temps pour prendre des mesures contre le changement climatique afin de maintenir le réchauffement global en dessous du niveau acceptable, comment les politiciens ne font pas assez et finalement, un appel à écouter les scientifiques sur le sujet. L’accent est mis aussi sur la façon dont la société actuelle qui mesure le succès par la croissance économique n’est pas durable. L’expression « développement durable » a existé depuis longtemps mais ils ont été des mots vides de sens avec très peu d’intention d’agir sur ces plans.

Il est surprenant que dans les pays comme l’Etats-Unis (et beaucoup d’autre, il est injuste d’en distinguer un), le débat n’est pas sur comment on peut gérer le changement climatique, mais, si le changement climatique existe. Le consensus entre les scientifiques est bien connu, les lobbyistes ont été forts pour propager le déni du changement climatique, comme ExxonMobil ; un champion du déni du changement climatique jusqu’à ces derniers temps, malgré leur propre recherche suggérant le contraire (précisément la raison pour laquelle ils avaient besoin de cette propagande).

Le livre contient ses célèbres discours comme « Notre maison est en feu » (Our House is on Fire), prononcé au Forum économique mondiale à Davos en Suisse et « Est-ce que vous m’entendez » (Can you hear me ?) ; où elle souligne qu’il est temps le monde reconnaît le problème comme une crise et la traite comme une. Son discours à le Parlement britannique (« Est-ce que vous m’entendez » (Can you hear me ?)) elle aborde la comptabilité créative utilisé par Royaume-Uni afin de montrer des mesures et des réalisations spectaculaires (ayant lu plusieurs récits sur la fonction publique, je peux facilement imaginer cela venant de Whitehall).

Elle explique aussi la haine qu’elle reçoit – quant à sa motivation politique, elle n’offre pas des solutions, etc. Concernant cette dernière, ça m’étonne puisqu’elle n’a jamais prétendu qu’elle a les solutions (au contraire de président actuel d’Etats-Unis) et le cœur de ses discours sont d’exhorter des politiciens d’écouter les scientifiques. Bien qu’elle nie avoir un quelconque soutien, il est fort possible qu’elle en ait un, mais cela ne me dérange pas tant que je suis convaincu de la cause qui est soutenue, même si elle est utilisée comme un outil. Je suis convaincu que son activisme, indépendamment de nos convictions, nous a fait parler de ce sujet, dans tous les pays, et c’est ce que je considère comme sa réussite.

Bien sûr, il y a des points avec lesquels je ne suis pas d’accord – où elle indique que c’est une question en noir et blanc sans espace pour le gris ; bien que je sois d’accord avec elle sur la partie de la question (je dois réitérer ma surprise face aux personnes qui débattent encore de l’existence du changement climatique), ce n’est pas la même pour la solution et c’est difficile de remanier le système du jour au lendemain. C’est impossible d’être complètement d’accord avec quiconque et Greta n’est pas une exception. Le fait que si les règles d’aujourd’hui ne permettent pas le changement, ce sont les règles qui doivent être modifiées, est un point avec lequel je suis d’accord et c’était bien souligné dans tout ses discours.

Ma recommandation au lecteur / à la lectrice serait de ne pas lire tous les discours en même temps car cela pourrait sembler répétitif.

Il y a presque dix pages vide à la fin de ce livre et ça va être mieux si les sources des faits mentionnés dans ses discours ont été données ; je ne conteste pas l’exactitude des faits car même ses détracteurs les plus acharnés ne l’accusent pas d’inexactitudes factuelles, néanmoins, il aurait été préférable d’avoir les sources.

Le livre comme tel, je donne une note de sept sur dix.

La note – 7 / 10

Bonne journée,
Andy